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D’Écosse

Cédric Pignat

Éditions de l'Aire
Format: ePub

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Prix :
9,99

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Elles ne demandaient pas grand-chose. Du haut de leurs quinze ans, Merrin et Fay voulaient courir, boire et crayonner, fouiller le ventre d’Edimbourg et rester à l’écart, pour s’asseoir et se plaire, pour peut-être s’embrasser.

C’est pourtant leur corps qu’on découvre à l’aube dans le jardin botanique royal. L’une gît étranglée, comme morte par accident ; l’autre n’a plus de visage. D’Ecosse, toi, tu rentres à peine, fatigué des pas souffreteux de Robert Louis Stevenson, incapable de donner forme à tes notes. Alors quoi ? Tu vas froisser des feuilles, piétiner encore quelque temps, sans guère parler, sans rien ni dormir. Quelque chose te retient. C’est que Fay est belle comme un fruit, comme un personnage de roman. La violence la fascine ; elle aime Steinbeck. Tu vas la rêver, la caresser, coucher ses jours et sa mort, mais l’image t’en obsède. Tu retournes en Ecosse ; dans l’ombre de Stevenson, dans la ville qui a failli le tuer, pour rire ensemble et des chronologies ; pour Fay, sa chambre, les livres et la tombe d’une fille qui lit trop, pour te perdre à ton tour et lui rendre un peu vie.

Passé et présent se mêlent dans ce roman noir entre amour et tragédie

EXTRAIT

L’eau blanche frémit d’une portée molle, phrase creuse qui s’égaille en veinules. Elle se complaît un temps, se recroqueville et s’étire doucement. Fragile, elle s’épuise, ondoie vers la saignée, s’orne enfin de bulles qui désenflent en notes liquescentes.
L’enfant pourrait y flotter ; c’est d’ailleurs à peine si ses fesses et ses omoplates touchent l’émail encombré. L’indolence la lâche et la soutient, l’allège en l’emplissant d’une faiblesse obligeante. Elle s’étiole, souffle un peu. Elle se veut morte, évoquée, mais les carreaux la cloîtrent.

À PROPOS DE L'AUTEUR

D’origine valaisanne, né en 1980 à Moudon, Cédric Pignat vit aux Paccots. Juriste repenti, il enseigne le français, l’histoire et l’économie à Villeneuve. Ses premières nouvelles, Les Murènes, ont paru en 2012. Depuis lors, il griffonne, se navre et barbouille. Le soir, il lit les morts et s’en porte bien mieux.

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